Laboratoire de Physique des Gaz et des Plasmas
ORSAY Cedex
dimanche 20 décembre 2026
CIFRE - ANRT (Agence Nationale Recherche Technologie)
L'électrification croissante du secteur automobile s'accompagne d'une augmentation continue des performances exigées des chaînes de traction électriques. Parmi les enjeux majeurs figure la réduction du temps de recharge des batteries. Pour atteindre cet objectif, les constructeurs automobiles s'orientent vers des architectures électriques à plus haute tension. En effet, à puissance identique, une augmentation de la tension permet de réduire l'intensité du courant circulant dans les câbles et les composants de puissance, ce qui limite les pertes par effet Joule et améliore le rendement global du système. Cette évolution conduit à des tensions de batterie pouvant atteindre 800 à 900 V, contre environ 400 V pour les générations précédentes. Dans ce contexte, le principal risque est l'apparition de micro-décharges localisées au sein de l'isolation, appelées décharges partielles (DP). Ces décharges correspondent à une ionisation locale du gaz présent dans des défauts, des cavités ou des zones faiblement isolées, sans pour autant provoquer immédiatement le claquement complet du système. Le risque de décharges partielles est fortement influencé par les conditions environnementales. Le travail de recherche vise ainsi à mieux caractériser les conditions d'apparition des décharges partielles dans des géométries représentatives des systèmes d'isolation des moteurs électriques, en tenant compte des paramètres environnementaux tels que la pression et la température. Il s'agit également de quantifier l'impact des décharges sur la vitesse d'érosion des matériaux isolants, en fonction des conditions de fonctionnement, afin de faire le lien avec les contraintes imposées par l'usage client. École doctorale : Ondes et Matière Direction : Tiberiu MINEA Financement : CIFRE - ANRT (Agence Nationale Recherche Technologie)
Source : Doctorat.gouv.fr · Récupérée le 8 octobre 2026