
ThèseAgronomieINRAE
INRAE – Clermont-Auvergne-Rhône-Alpes
France
mardi 10 novembre 2026
Vous exercerez votre activité au sein de l’Unité Mixte de Recherche EPIdemiologie des maladies Animales et zoonotiques (EPIA), tout en étant également rattaché.e à l’Unité Mixte de Recherche BIOlogie Epidémiologie et Analyse de Risque en santé animale (BIOEPAR) à Nantes (déplacements à prévoir). La thèse sera dirigée par Gwenaël VOURC’H (Directrice de recherches à INRAE) et co-encadrée par Julie DUVAL (Chargée de recherche INRAE en zootechnie à l’UMR BIOEPAR) ainsi que Sandrine PETIT (Ingénieure de recherche en géographie INRAE au Centre d'Economie et de Sociologie Appliquées à l'Agriculture et aux Espaces Ruraux (CESAER)). Votre mission consistera à conduire un travail de thèse universitaire sur la thématique de la résilience des territoires d’élevage face aux crises sanitaires. Enjeux scientifiques et socio-économiques auxquels répond le projet de thèse Les territoires d’élevage sont aujourd’hui confrontés à une accumulation de crises interdépendantes, sanitaires, climatiques, économiques et environnementales, qui fragilisent les systèmes agricoles et les socio-écosystèmes. Les crises sanitaires animales illustrent particulièrement bien cette vulnérabilité. Elles peuvent entraîner des pertes économiques importantes, mais aussi fragiliser durablement les exploitations, les filières en amont et en aval ainsi que le tissu économique et social des territoires concernés. Les réponses apportées à ces crises sanitaires restent cependant souvent centrées sur leur gestion immédiate et ne conduisent pas nécessairement à des transformations durables. Dans un contexte d’incertitude structurelle, l’enjeu est donc de passer de stratégies essentiellement réactives à des approches systémiques, préventives et transformatrices permettant de renforcer la résilience des territoires d’élevage. Le territoire constitue une échelle particulièrement pertinente pour cette réflexion, car il permet d’articuler dimensions économiques, sociales, environnementales, sanitaires et institutionnelles. Les approches One Health, qui reconnaissent les interdépendances entre santé humaine, animale et environnementale, pourraient constituer un levier important de cette transformation en favorisant la coopération entre acteur.trice.s, le partage des connaissances et une gouvernance plus intégrée. Leur mise en œuvre demeure néanmoins confrontée à des difficultés de décloisonnement institutionnel et professionnel, de coordination et de définition d’objectifs communs. Enfin, la transformation des territoires ne repose pas uniquement sur des innovations techniques ou organisationnelles. Elle implique également les représentations, les valeurs et les relations entretenues avec le vivant. Le renforcement du lien au vivant pourrait ainsi favoriser l’émergence de nouvelles manières de penser la santé, l’élevage et la durabilité. Objectifs et approche envisagés La thèse vise à répondre à la question de recherche : Comment outiller les acteur.trice.s des territoires d’élevage pour construire des trajectoires de résilience face aux crises sanitaires, et dans quelle mesure les approches One Health et le renforcement du lien au vivant constituent-ils des leviers de cette transformation ? La recherche adoptera une approche interdisciplinaire et comparative, mobilisant des méthodes quantitative, qualitatives et d’analyse territoriale. Deux territoires d’élevage présentant des trajectoires contrastées seront étudiés. Un premier terrain pourra être un territoire ayant engagé une réflexion collective autour de la santé globale, associant notamment professionnel.le.s de santé, vétérinaires et éleveur.euse.s. Et un second territoire fragilisé par des crises sanitaires récentes (par exemple un territoire concerné par la tuberculose bovine en Normandie ou par la grippe aviaire en Vendée). Le choix définitif reposera sur une analyse bibliographique et territoriale préalable. En s’appuyant sur la littérature scientifique et des analyses comparées de deux territoires d’élevage cette thèse vise à répondre aux questions suivantes : 1 - cadrage : Comment construire un cadre d’analyse de la résilience territoriale dans une visée One Health, intégrant la dimension du lien au vivant ? 2 – diagnostic : Quels sont les facteurs de résilience des systèmes d’élevage et des territoires, et comment sont-ils perçus et construits par les différent.e.s acteur.trice.s ? 3 - trajectoire : Comment les facteurs de résilience identifiés se traduisent-ils concrètement sur la façon dont les territoires d’élevage ont traversé des crises sanitaires passées ? 4 – prospective : Comment co-construire avec les acteur.trice.s des différentes santés (animales, humaines et de l’environnement) des scénarios de transformation territoriale vers plus de résilience, en s’appuyant notamment sur le renforcement du lien au vivant ? Vous serez plus particulièrement en charge de : réaliser un travail de bibliographie sur les notions de résilience à différente échelles (espace-temps) et les indicateurs d’é
Source : INRAE · Récupérée le 10 octobre 2026