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Doctorat.gouv.fr
Laboratoire Intéractions Cognition Action Émotion
Nanterre cedex
dimanche 11 octobre 2026
En emploi à titre principal
Ce projet de thèse s'intéresse à la façon dont notre cerveau construit le sentiment d'appropriation corporelle, c'est-à-dire l'expérience subjective que notre corps nous appartient (Ehrsson, 2020). Pour étudier ce phénomène, il s'appuie sur l'illusion de la main en caoutchouc (Botvinick & Cohen, 1998) : en synchronisant des stimulations visuelles et tactiles appliquées respectivement sur une fausse main visible et sur la main réelle cachée du participant, il est possible d'induire expérimentalement le sentiment que la fausse main appartient à son propre corps. Ce projet s'inscrit dans le cadre de la théorie de la prédiction-confirmation (Heurley et al., 2024), selon laquelle ce sentiment émerge lorsque le cerveau génère une prédiction sur le contact tactile à venir à partir de ce qu'il voit, à condition que cette prédiction soit effectivement confirmée par le toucher ressenti. Trois axes complémentaires sont poursuivis. Le premier examine dans quelle mesure différentes formes d'incongruences entre ce que le participant voit et ce qu'il ressent — portant sur la synchronie, la localisation, la direction ou la texture de la stimulation — affectent l'intensité de ce sentiment d'appropriation. Le deuxième teste si ce processus prédictif peut également opérer en sens inverse : lorsque le participant ressent d'abord un contact sur sa main réelle avant de voir le pinceau sur la fausse main. Ce signal tactile perçu en amont est-il suffisant pour anticiper le contact visuel à venir et ainsi entretenir le sentiment d'appropriation corporelle ? Le troisième axe cherche à identifier quels paramètres du mouvement d'approche du pinceau vers la fausse main — comme sa vitesse, sa trajectoire ou la nature de l'objet utilisé — permettent au cerveau de construire une prédiction tactile précise et efficace. L'ensemble du projet repose sur le même dispositif expérimental, garantissant la comparabilité des données entre les axes, ainsi que leur indépendance. École doctorale : Sciences du Sport, de la Motricité et du Mouvement Humain Direction : Rocco MENNELLA Financement : En emploi à titre principal
Source : Doctorat.gouv.fr · Récupérée le 8 octobre 2026