
StageGéosciencesINRAE
INRAE – Occitanie-Toulouse
France
samedi 31 octobre 2026
Vous serez accueilli(e) au sein de l’unité mixte de recherche GenPhyse (Génétique, Physiologie, Systèmes d’élevage) sur le centre INRAE Occitanie-Toulouse. Les recherches menées dans l’unité visent à contribuer à la transition agroécologique des systèmes d'élevage par une meilleure compréhension de la biologie des animaux d'élevage, du déterminisme génétique des caractères et des stratégies de sélection de populations animales résilientes. Au sein de cette unité, vous rejoindrez l'équipe SESAME (Stratégies Génétiques pour la Multi-performance des Systèmes d'Elevage), qui modélise et conçoit de nouvelles stratégies de sélection pour des petits ruminants, porcs et lapins adaptés au changement global. Contexte scientifique D’ici 2100, les températures moyennes en France métropolitaine augmenteront considérablement (+4 à +5°C par rapport à 1976-2005) notamment dans le sud, avec de nombreuses vagues de chaleur. Le développement de systèmes d’élevage plus durables valorisant par le pâturage des ressources naturelles nécessitera dans ces conditions de disposer d’animaux tolérants et résilients au stress thermique. Ce sera en particulier le cas des chèvres laitières majoritairement élevées dans la moitié sud de la France. La sélection génétique est un levier fort afin de disposer d’animaux mieux adaptés. Pour cela, elle nécessite d’évaluer la réponse de chaque individu au stress thermique à partir d’indicateurs faciles à mesurer sur un grand nombre d’animaux. Une approche consiste à utiliser des indicateurs indirects basés sur l’analyse des performances des animaux enregistrées classiquement lors du contrôle de performance en fermes. L’étude concomitante des performances et des conditions météorologiques permet d’identifier le stress thermique et informe sur la capacité plus ou moins grande de chaque animal à le tolérer. En préalable à toute sélection, cette approche suscite 3 questions : quel critère météorologique choisir afin d’observer les effets les plus marqués du stress thermique selon la performance observée ? quel effet de ce critère selon qu’il est établi à l’intérieur ou à l’extérieur des bâtiments et en fonction de la localisation connue ou non des animaux ? comment caractériser la variabilité individuelle en réponse au stress thermique ? Pour répondre à ces questions en caprins laitiers, les données climatiques et de performances de chèvres Alpine, menées selon 3 types de conduites (saisonné pâturant, désaisonné pâturant, désaisonné en bâtiment), recueillies depuis presque 10 ans sur l’unité expérimentale INRAE de Lusignan constitue un jeu de données unique. Votre mission consistera à analyser les données météorologiques (ambiance des bâtiments, station météorologique locale, données météorologiques régionales) et de performances recueillies sur ce site afin de caractériser l’impact des conditions climatiques sur les performances des chèvres laitières selon les conditions d’enregistrement des données climatiques, et d’étudier la variabilité individuelle observée en réponse au stress thermique. Vous serez plus particulièrement en charge de : Rechercher les indicateurs permettant d’observer les effets les plus marqués du stress thermique sur les performances laitières des chèvres à partir des informations météorologiques les plus proches de l’animal ; Comparer ces impacts entre les 3 conduites de chèvres, et selon les données météorologiques disponibles (proches de l’animal, en extérieur locales, en extérieur régionales) ; Caractériser la variabilité individuelle des réponses en utilisant des indicateurs spécifiques au stress thermique ou plus généraux de résilience.
Source : INRAE · Récupérée le 3 octobre 2026