
Post-docÉcologieINRAE
INRAE – Nouvelle-Aquitaine Poitiers
France
mardi 20 octobre 2026
Analyse de données de biodiversité floristique et faunistique couplées à des paramètres environnementaux (régimes hydriques, qualité d’eau, habitats) pour caractériser 5 sites de marais doux agricoles du littoral atlantique et identifier les leviers de gestion. Vous serez accueilli(e) au sein de l’unité expérimentale de Saint-Laurent-de-la-Prée, INRAE Nouvelle-Aquitaine-Poitiers. Contexte Votre mission s’inscrit dans le cadre du projet Mavi. Financé par INRAE, la Région Nouvelle-Aquitaine et l’Agence de l’eau Adour-Garonne sur 5 ans (2023 à 2027), ce projet de recherche est ancré dans les territoires des marais du littoral atlantique. Il vise trois objectifs scientifiques : (1) comprendre les processus régissant les interactions entre biodiversité et dynamique du carbone sous l’effet de pratiques de gestion de l’eau, (2) co-concevoir avec les acteurs des stratégies de gestion durable de l’eau et des pratiques agropastorales qui permettent d’assurer les services de biodiversité, de séquestration de carbone, dans une perspective de pénurie d’eau, (3) comprendre les conditions de pérennisation de circuits courts et de proximité (CCP), en particulier en viande bovine, production principale des marais de Nouvelle-Aquitaine, donnant ainsi des clés aux éleveurs et aux collectivités pour maintenir l’activité d’élevage, garante de ces services. Mavi réunit un consortium scientifique pluridisciplinaire associant sciences biotechniques et sciences sociales et de nombreux acteurs en charge de la mise en œuvre de politiques publiques, de la gestion de la biodiversité et des espaces naturels, et de l’appui au monde agricole. Il est piloté par deux scientifiques de l’unité expérimentale et par le Forum des Marais Atlantiques. Le projet est structuré en trois volets de recherche (VR) liés aux trois objectifs, et un volet de valorisation. C’est un projet construit en interaction forte avec les partenaires des territoires, destiné à outiller les acteurs, selon les principes de la recherche action en partenariat. Vous intervenez dans le cadre du VR1 de ce programme (en dehors de la question du carbone appréhendée dans le cadre d’une thèse). Dans les marais, les gestionnaires des réseaux hydrauliques, regroupés en syndicats de marais pilotent historiquement leur gestion pour satisfaire différents usages, dont les usages agricoles. Dans le cadre de la mise en place des politiques environnementales et de gestion de l’eau à l’échelle des bassins, les structures intercommunales en charge de la compétence GEMAPI (gestion des milieux aquatiques et protection contre les inondations) pilotent des projets de territoire pour concilier les usages et la préservation de la biodiversité sur ces zones humides emblématiques. Ils disposent de deux leviers principaux pour contribuer à la préservation de la biodiversité liée à l’eau : la gestion des niveaux d’eaux dans les canaux et sur les prairies (via les manœuvres d’un important réseau de vannes ou de pompes collectives) et les stratégies d’entretien/restauration des réseaux hydrauliques. L’enjeu de ce volet de projet est donc de mettre en relation les communautés végétales et animales inféodées aux zones humides de marais avec ces modalités de gestion des réseaux hydrauliques des marais. Pour répondre à cette question nous avons instrumenté, pendant 3 ans, 5 sites de marais (Boutifard & Brosset, 2024), gérés par les partenaires gestionnaires du projet et par l’unité expérimentale. La stratégie d’échantillonnage a visé à suivre des casiers hydrauliques avec des modalités de gestion de l’eau différentes (maintien de niveau d’eau plus ou moins haut au printemps ou en été) ainsi que des habitats humides différents : canaux, dépressions prairiales connectées au canaux ou déconnectées. Les suivis ont porté sur plusieurs taxons de la faune et de la flore (décrit ci-après) ainsi que sur des paramètres environnementaux tels que les régimes hydriques, la qualité de l’eau ou la description des habitats. Il s’agit, in fine, de fournir aux gestionnaires des éléments pour la prise de décision, en mettant en évidence les paramètres principaux ou variables de l’environnement qui déterminent la structure des communautés animales et végétales suivies dans le cadre du projet, dans ces zones humides des marais doux agricoles valorisés par les élevages allaitants à l’herbe. Il s’agit notamment d’identifier le « poids » des déterminants sous contrôle du gestionnaire comme la gestion des niveaux d’eau (Mzali et al., 2026) ou les opérations d’aménagement (végétalisation des berges, « déconnexion » hydraulique des dépressions prairiales) par rapports aux déterminants non « contrôlés », sur les communautés suivies. Quelques grandes hypothèses du projet, posés par les acteurs du territoire sont par exemple : Qu’une gestion hydraulique avec des niveaux d’eau hauts dans les canaux et sur les parcelles en hiver et au printemps permet de créer une mosaïque d’habitats de prairies ou de dépressions inondées, supports d’u
Source : INRAE · Récupérée le 3 octobre 2026