
StageGéosciencesINRAE
INRAE – Occitanie-Toulouse
France
vendredi 23 octobre 2026
Vous serez accueilli(e) au sein de l’UMR AGIR à Toulouse. Votre mission s’inscrira dans le projet de recherche HYDROCLIMAT-OC (Nouveau régime hydroclimatique et adaptation. L’Occitanie comme laboratoire), coordonné par INRAE (UMR AGIR, Toulouse et UMR MOISA, Montpellier) et impliquant le CNRS et l’ENS (LG de l’ENS, Paris) l’Université de Pau et des Pays de l’Adour (UMR TREE, Pau) et l’ASNR (LSHS, Paris). HYDROCLIMAT-OC est financé par l’Agence nationale de la recherche (ANR) dans le cadre du programme France2030 et du Programme et Équipements Prioritaires de Recherche - Risques (PEPR IRiMa). Objectifs et organisation du projet HYDROCLIMAT-OC dans lequel s’inscrit le stage : Combinant des approches de géosciences, de sciences humaines et sociales et de l’environnement, le projet HYDROCLIMAT-OC porte sur les enjeux d’une adaptation de la gouvernance et de la gestion des risques de catastrophes au nouveau régime hydroclimatique. Ce régime implique à la fois l’intensification et la chronicisation des évènements extrêmes (pluies intenses, inondations, sécheresses, incendies) et de nouvelles configurations de risques en cascade et intriqués, liées à la fragilisation accélérée des infrastructures ; à l’augmentation des contaminants en circulation, mais aussi à des déprises économiques. Il déstabilise profondément la gouvernance et la gestion des risques. L’échelle locale, en particulier régionale, est par ailleurs aujourd’hui considérée comme cruciale pour répondre à ces déstabilisations et rendre l’adaptation opérationnelle. C’est pourquoi le projet prend pour laboratoire l’Occitanie, la région de l’Hexagone la plus touchée par ces phénomènes. Le projet se fixe quatre objectifs. Le premier concerne une meilleure compréhension des phénomènes biophysiques à l’œuvre à l’échelle régionale et la contribution au développement d’une nouvelle science des risques dans le nouveau régime hydroclimatique. Le second objectif vise à dépasser la gouvernance et la gestion actuelles des risques en silo et fondées sur une hypothèse de stationnarité hydroclimatique. Le troisième objectif correspond à une analyse critique de solutions et innovations gestionnaires et technologiques actuellement promues et des risques éventuels associés de mal-adaptation. Le quatrième objectif, enfin, est celui d’une montée en généralité à partir de différentes configurations dans la région Occitanie. Le projet est organisé en trois principaux lots de travail (work packages, WP). Le premier (WP1) vise une meilleure compréhension de certains des mécanismes biophysiques cruciaux mais encore relativement peu explorés qui caractérisent les nouveaux risques hydroclimatiques à l’échelle régionale. Le deuxième (WP 2) vise à mieux saisir les formes de déstabilisation et de recomposition de l’action publique, collective ou privée en matière de prévention, de gestion et d’adaptation de/à différents risques de plus en plus imbriqués. Le troisième (WP3) vise une analyse critique de solutions et d’innovations technologiques ou gestionnaires actuellement promues ou expérimentées. Cette analyse s’appuiera à la fois sur une meilleure compréhension des mécanismes biophysiques qui sont associés à ces solutions, en relation avec les travaux menés dans le WP1 et sur l’identification de leurs caractéristiques sociotechniques. En rendant compte des processus de sélection des technologies et des bénéficiaires que ces solutions impliquent, cette analyse rendra plus lisibles les vulnérabilités qui ne seront pas atténuées, qui seront créées ou exacerbées, ou encore les d’incertitudes ou formes d’ignorances que ces solutions contiennent. Les résultats attendus visent ainsi à pluraliser les possibles en ce qui concerne la gouvernance et la gestion des risques de catastrophes. Le sujet de stage proposé s’inscrit dans le WP3 et porte sur les promesses technoscientifiques du biochar. Dans la continuité de ce stage, une thèse, financée par le projet, est programmée. Cette thèse co-dirigée par Sara Fernandez (HDR, géographie) et Nathalie Jas (sociologie) s’inscrira dans le champ des études sociales des sciences et des techniques. Elle fera l’objet d’un appel à candidature et d’une procédure de recrutement spécifique au printemps 2027 pour un démarrage à l’automne 2027. Un stage sur les promesses technoscientifiques du biochar au sein du projet HYDROCLIMAT-OC : Le biochar est de la matière végétale chauffée par pyrolyse (sans oxygène entre 300 °C et 700 °C). Dans son rapport paru en 2022, le GIEC le qualifie de « technologie d’émission négative » : un moyen d’atténuer le changement climatique en constituant un puit de séquestration du carbone dans les sols. Selon de nombreux travaux académiques dans les champs des géosciences et de l’agronomie, le biochar, plus récalcitrant à la décomposition que la biomasse fraîche, contribue à réduire le priming effect (effet d'amorçage) et limite ainsi le retour du carbone du sol dans l'atmosphère. Les vertus assignées au biochar ne s’arrêtent pas
Source : INRAE · Récupérée le 3 octobre 2026