
Post-docÉcologieINRAE
INRAE – Clermont-Auvergne-Rhône-Alpes
France
vendredi 30 octobre 2026
Vous travaillerez au sein de l’Unité de Recherche Laboratoire d’Ingénierie pour les Systèmes Complexes (LISC). Les travaux de l’Unité portent des recherches sur : la modélisation des systèmes dynamiques en transition ; l'élaboration de politiques d'action à partir de l'analyse de ces modèles. Les recherches qui y sont menées visent à étudier et à comprendre la dynamique des systèmes dynamiques et les propriétés émergentes résultantes. Contexte SITINERE (Sobriété et gestion des déchets dans les écosystèmes urbains : quelle économie circulaire soutenable ?) est un projet interdisciplinaire déposé dans le cadre du PEPR Ville Durable et Bâtiments Innovants (appel PITT, Défi 3 « la ville sobre et frugale »). Porté par Clarisse CAZALS (Unité de Recherche Environnement, Territoires en Transition, Infrastructures, Sociétés), il mobilise cinq équipes de recherche en économie, sociologie, science politique, sciences de l'ingénieur et modélisation sur la période 2026-2030 : l’Unité de Recherche Environnement, Territoires en Transition, Infrastructures, Sociétés ; l’Unité de Recherche Laboratoire d’Ingénierie pour les Systèmes Complexes, l’Institut de Mécanique et d'Ingénierie ; Bordeaux School of Economics ; le Laboratoire Dynamiques Sociales et Recomposition des Espaces. Le projet part du constat que le récit dominant sur l'économie circulaire (EC) masque la diversité des modèles qui coexistent, ou coexisteront, en ville (productiviste, territorialisé, environnemental, solidaire) et leurs effets différenciés sur la sobriété, les inégalités environnementales et le travail. Sa question de recherche est : « Dans quelle mesure la coexistence de différents modèles d'économie circulaire au sein des écosystèmes urbains peut-elle contribuer à une transition soutenable (écologiquement efficace, économiquement viable et socialement juste) ? ». Plus précisément, le projet interroge : La diversité et l'hybridation des modèles : comment les différents modèles d'EC (productiviste, territorialisé, environnemental, solidaire) coexistent, entrent en concurrence pour l'accès aux ressources et aux espaces, ou s'hybrident entre eux dans les villes ? Les effets de cette coexistence : quels effets (parfois contradictoires) cette coexistence produit-elle en matière de sobriété, de circularité, d'inégalités environnementales et de conditions de travail ? Les transformations concrètes : comment ces dynamiques transforment-elles les chaînes de valeur (de la production à la consommation) et font évoluer les pratiques de gestion des déchets en ville ? Les tensions et conflits : quels conflits, compromis et effets ces transformations engendrent-elles sur les inégalités environnementales (exposition aux risques, accès aux ressources, capacité à protéger l'environnement) ? L'hypothèse sous-jacente est que la soutenabilité de ces modèles dépend de la manière dont ils s'articulent entre eux et transforment les usages des ressources via la gestion des déchets, cette articulation générant plus ou moins d'inégalités sociales et environnementales, y compris au travail. Le projet teste cette hypothèse sur un terrain précis : la gestion des déchets inertes du Bâtiment et Travaux Publics (BTP) et non inertes (ménages, restauration) dans deux territoires contrastés, Bordeaux Métropole et le Grand Angoulême. Il mobilise une approche méthodologique complexe qui combine approches théoriques et empiriques via : Un questionnement théorique nourri par un dialogue entre deux types de modélisation : une modélisation qualitative (grille théorique des 4 modèles d'EC) ; une modélisation multi-agents des dynamiques de coexistence/hybridation entre modèles. Une approche empirique fondée sur des enquêtes de terrain (entretiens, observations, analyse du cycle de vie, analyse de flux de matière) sur des cas concrets tel que le tri des biodéchets, l’implantation d'un incinérateur à Angoulême et les filières de réemploi dans le BTP. Le post-doctorat s’inscrit dans la partie 1.1. de la méthodologie énoncée ci-dessus. L’enjeu consiste à développer une modélisation multi-agents théorique s’intéressant à la production et l’exploitation des déchets via la production et la consommation de produits. Des travaux préliminaires, menées dans le cadre de l’Economie Computationnelle fondée sur les Agents (Leigh Tesfatsion, 2002, 2025 ; R.L. Axtell and J. Doyne Farmer, 2025) par les membres du projet, se sont attachés à développer un premier système multi-agents (SMA) pour l’étude de (S. Huet, S. Bernard, C. Cazals, J.D. Mathias, 2025). Inspiré par les travaux de Salais et Storper (1994) pour ses dynamiques, ce premier SMA souffre toutefois d’une intégration très pauvre et critiquable de la composante travail. Cette composante est pourtant essentielle, tant pour Salais et Storper, que pour les 4 modèles EC de la modélisation qualitative et plus largement pour la problématique du projet. Le travail est en effet abordé dans les 4 modèles au travers de sa productivité, plus précisément
Source : INRAE · Récupérée le 3 octobre 2026