
StageGéosciencesINRAE
INRAE – Nouvelle-Aquitaine Poitiers
France
jeudi 31 décembre 2026
Les systèmes agricoles situés dans les zones humides sont au cœur d'enjeux environnementaux et économiques importants, tels que la préservation de la biodiversité et la qualité de l'eau. La mise en culture de ces espaces doit donc permettre de concilier objectif de production, enjeux de biodiversité et de qualité de l’eau. En ce sens, l’AB est largement reconnu comme une stratégie cohérente pour réduire l’impact environnemental des systèmes agroalimentaires mais sa mise en œuvre, dans des conditions de fortes contraintes environnementales, demeure un défi. En particulier, les sols des marais, des argiles lourdes, contraignent fortement les pratiques d'AB, notamment en raison de la réduction des fenêtres de travail du sol et de l'efficacité plus incertaine des outils. Ce défi est au centre de l’expérimentation système Transi’marsh mené sur l’unité expérimentale de Saint-Laurent-de-la-prée. Cette expérimentation grandeur nature a pour objectif de développer un système de culture AB produisant pour l’alimentation humaine, efficace dans l'utilisation des ressources du sol, résilient face au changement climatique et qui maximise les services écosystémiques, notamment en termes de biodiversité et de qualité de l'eau. Dans la mise en place de ce système de culture trois enjeux majeurs sont identifiés : 1) réussir l'implantation des cultures, 2) assurer la vigueur de leur croissance en optimisant la disponibilité de l’azote et 3) gérer la pression des adventices. Ce stage, s’inscrit dans le cadre du projet N-Ad-AB qui vise à identifier des leviers ou combinaisons de leviers permettant de répondre à ces trois problématiques. Dans ce système, l’optimisation de la disponibilité de l’azote passe principalement par la succession des cultures (i.e. choix d’espèces, couverts végétaux), les itinéraires techniques et les apports d’amendements organiques. L'objectif du stage est d'étudier la dynamique de l’azote dans le système sol-plante de l’expérimentation système Transi’marsh, afin d’une part d’optimiser la disponibilité de l’azote pour les cultures et d’autre part d’obtenir de faibles pertes d’azote vers l’environnement, en particulier de nitrate vers l’eau. L’analyse des résultats de mesures et observations de terrain, réalisées depuis 2019 et encore en cours, permettront de mieux comprendre le fonctionnement du système sol-plante du point de vue de l’azote, et ses spécificités liées à la zone de marais et là l’agriculture biologique. Pour compléter cette compréhension et estimer certains flux comme les pertes d’azote, la modélisation via l’outil Syst’N® sera utilisée : le modèle sera d’abord confronté aux mesures pour l’évaluer et le calibrer, puis il sera utilisé pour estimer les flux d’azote dans le domaine de définition pour lequel il aura été reconnu comme opératoire. Le stage consistera, au printemps 2027, à : Elaborer la problématiqueBibliographie sur le sujet (azote en AB, en sols de marais ; modèles de culture ; etc.) Hypothèses sur le fonctionnement du système Réaliser des prélèvements sur les parcelles des cultures de la campagne 2026-2027. Comptage d’individus et prélèvements de biomasse aérienne, Séchage et broyage d’échantillons pour analyse de teneur en azote. Suivi d’un essai visant à expliquer la minéralisation Analyser la base de données historiques et de la campagne en cours :Analyse des données de stocks d’azote minéral dans les sols et plantes. Estimer les flux d’azote par modélisationPrise en main de Syst’N®, évaluation et calibration du modèle Estimation des flux azotées, identification de pistes d’améliorations du système
Source : INRAE · Récupérée le 3 octobre 2026