
StageÉcologieINRAE
INRAE – Provence-Alpes-Côte d’Azur
France
samedi 24 octobre 2026
Contexte Le comportement des incendies de forêts et leurs impacts sur la végétation dépendent fortement des conditions météorologiques et de l’état hydrique de la végétation, mais également de la structure des peuplements. En effet, la densité et la hauteur des arbres, la fermeture du couvert ou encore la continuité verticale entre sous-bois et houppiers influencent également l’intensité des feux, leur propagation et leur capacité à atteindre les cimes, avec des conséquences importantes à la fois sur la capacité des forces luttes à maitriser les feux et sur les dommages subis par les peuplements. Dans les forêts exploitées, ces caractéristiques sont en grande partie façonnées par la gestion sylvicole. L’âge et la densité des peuplements, les éclaircies, le débroussaillement et, plus généralement, les itinéraires sylvicoles déterminent ainsi des structures forestières potentiellement plus ou moins favorables à des comportements de feu intenses et à des niveaux élevés de dommages. Le massif des Landes de Gascogne, largement dominé par le pin maritime, constitue un territoire particulièrement pertinent pour étudier ces relations. Sa forte continuité forestière, associée à des conditions climatiques de plus en plus favorables aux incendies, contribue à son exposition au risque de grands feux, comme observé durant l’été 2026. Dans ce contexte, mieux comprendre les relations entre gestion sylvicole, structure des peuplements, comportement du feu et sévérité des incendies représente un enjeu à la fois scientifique et opérationnel. Ces connaissances pourraient contribuer à identifier des modes de gestion favorisant des peuplements moins vulnérables aux incendies. Objectifs et démarche L’objectif du stage sera de caractériser les relations entre la structure et les modes de gestion des peuplements de pin maritime, le comportement du feu et la sévérité des incendies, afin de compléter les connaissances disponibles sur ces relations. Le travail reposera sur le croisement de plusieurs sources de données acquises sur des peuplements récemment incendiés dans les Landes de Gascogne. Le ou la stagiaire cherchera notamment à : Caractériser le comportement du feu et sa sévérité à partir de données de terrain collectées durant l’été 2026, décrivant notamment les dommages observés sur les différentes strates de végétation Caractériser la structure des peuplements avant incendie (données LiDAR HD de l’IGN, FORMS, etc.), en estimant des indicateurs décrivant la hauteur, la densité ainsi que la continuité verticale et horizontale de la végétation. Reconstituer les caractéristiques et les trajectoires de gestion des peuplements, à partir des informations disponibles auprès des gestionnaires et propriétaires forestiers, en partenariat avec le CNPF : âge et densité des peuplements, éclaircies, débroussaillement, dates des interventions, etc. ; Analyser les relations entre pratiques sylvicoles, structure forestière et caractéristiques des incendies à l’aide de modèles statistiques sous R Identifier les structures et pratiques de gestion associées à des comportements de feu et des niveaux de sévérité différents Les résultats seront discutés avec les agents du CRPF Nouvelle-Aquitaine afin de les intégrer aux éléments dont ils disposent pour leurs missions de conseil et d’accompagnement. Le stage combinera ainsi écologie du feu, analyse de données de télédétection et modélisation statistique, avec une forte dimension de recherche appliquée en interaction avec les gestionnaires forestiers. Encadrement et environnement de travail Le stage sera accueilli au sein de l’Unité de Recherche sur les Forêts Méditerranéennes (URFM) d’INRAE, à Avignon, au sein de l’équipe Physique et Écologie du Feu (PEF). Il sera co-encadré par Julien Ruffault (Chargé de recherche, INRAE-URFM), Victor Penot (Postodoctorant, INRAE) et, au CNPF, Clara Ottavioli et Soisick Figueres Le stage sera réalisé en collaboration étroite avec le CNPF. Un séjour de 5 à 10 jours à Bordeaux afin de travailler avec les partenaires du CNPF, de mieux comprendre les pratiques sylvicoles étudiées et, lorsque cela sera possible, de rencontrer des propriétaires et gestionnaires forestiers.
Source : INRAE · Récupérée le 3 octobre 2026