
StageAgronomieINRAE
INRAE – Provence-Alpes-Côte d’Azur
France
dimanche 15 novembre 2026
Contexte La gestion efficace de la ressource en eau s'avère être un enjeu majeur pour l'agriculture. Dans le contexte du changement climatique, l'agriculture doit réduire son empreinte hydrique tout en assurant sa mission de production alimentaire. Le modèle actuel de gestion des prélèvements d’eau pour l’agriculture, basé sur des autorisations annuelles et des arrêtés de sécheresse, peine à répondre aux enjeux agro-climatiques. Ce modèle, conçu pour une disponibilité en eau plus importante que ce qui sera possible dans le futur, est critiqué pour son manque de flexibilité, ses mesures restrictives uniformes qui ne considèrent pas les besoins spécifiques des cultures, et son impact économique significatif sur les exploitations agricoles. Objectif Ce stage s’inscrit au sein d’un travail de thèse de deuxième année. Il contribuera à (i) estimer les besoins en eau et son lien à la mise en place de la surface foliaire et de la charge en fruit, (ii) étudier l’impact des irrigations déficitaires sur la production (rendement et qualité) à l’échelle annuelle et pluri annuelle. Une base expérimentale sera nécessaire pour appréhender la relation surface foliaire-conductance stomatique-transpiration, relation qui peut être fortement affecté par la gestion du verger et en particulier sa charge en fruit. Des mesures sol et plante devront permettre d’estimer le prélèvement en eau en lien avec le développement et la conduite des arbres. Cette tâche doit permettre d’estimer les besoins en irrigation pour un développement optimal au cours de la saison en fonction du développement foliaire et de la charge en fruit. La ressource en eau n’est toutefois pas toujours suffisante pour couvrir les besoins en eau de la culture, il conviendra alors d’analyser l’impact de cette restriction sur le fonctionnement de la plante et sa production, aussi bien en termes de rendement (distribution des calibres) que de qualité des fruits (indice réfractométrique par exemple). Sur la base des acquis, il s’agira de mettre en place des modules de prévision de perte de récolte si une irrigation déficitaire s’imposait. Les conséquences de cette restriction devront être appréhendées avec les données de l’année précédente, l’objectif étant d’intégrer une vision pluri annuelle du fonctionnement de l’arbre, notamment sur des processus comme celui de la mise en réserve. Au niveau expérimental, différents calendriers d’irrigation avec des restrictions temporaires plus ou moins marquées devront permettre d’estimer (1) la consommation en eau en lien avec la mise en place de la surface foliaire et la régulation de la conductance stomatique, (2) le fonctionnement de la plante et sa production de l’année en cours.
Source : INRAE · Récupérée le 3 octobre 2026