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Inria – COMBO (Rennes)
France
samedi 7 novembre 2026
Type de contrat : Stage Contexte et atouts du poste 264 avant J.-C., le premier combat de gladiateurs est organisé à Rome par Marcus et Décimus pour honorer la mémoire de leur défunt père, Decimus Junius Brutus Pera. La gladiature a perduré jusqu'au 4e siècle de notre ère. Son origine est à chercher dans la tradition homérique (cérémonie funéraire de Patrocle, Iliade, chant XXIII), et elle a étudiée dans diverses disciplines, comme l'archéologie expérimentale, l’histoire du geste ou encore la biomécanique, permettant d’améliorer la compréhension de la dimension sociale de la gladiature dans le monde impérial romain [1,2]. Nous avons développé un environnement virtuel représentant un contexte d'entraînement à la gladiature dans une représentation de l'amphithéâtre en bois installé dans le Forum romain au milieu du 1er siècle avant Jésus-Christ [3,4]. Actuellement, l’environnement virtuel permet à l’usager de découvrir d’un point de vue historique et archéologique ce contexte, mais aussi d’apprendre les gestes techniques de gladiature de l’armatura (panoplie) utilisée par les gladiateurs débutants, les provocators. Cette armure, la plus simple, prépare le combattant à l'appropriation de techniques martiales plus complexes utilisées ensuite (Rétiaire, Mirmillon...). Les gestes à apprendre sont visualisés à partir d’agents virtuels animés à partir de captures de mouvements de gladiateurs modernes. L’expérience est disponible en salle immersive (Immersia à Rennes) et sur un casque de réalité virtuelle. Des interfaces tangibles (réplique en bois d’une d’un glaive d’époque, bouclier) sont trackées pour faciliter l’interaction avec la scène. Sur la base de ce premier travail, le projet GLAD-X, financé par l’appel à projet COMET du PEPR ICCARE, vise à développer l’expérience immersive en intégrant des dimensions sonores, olfactives et haptiques à la scène de gladiature, en vue d’une évaluation globale en termes de présence, de fidélité et d’apprentissage, tout en conservant une grande fidélité historique. Nous voulons intégrer à l’expérience des odeurs de sueur, de sang, et d’onguents qui sont a priori prévalentes dans l’environnement d’un amphithéâtre. Nous voulons également intégrer des éléments sonores en ajoutant des invectives et des interpellations en latin, représentatives des spectateurs de l’époque, mais aussi des musiques réalisées avec des instruments d’époque, et des sons de maniement et de choc des armes, en addition du brouhaha que l’on peut retrouver dans ce type de situation. Enfin, dans un objectif de fidélité d’interaction, nous voulons intégrer aux interfaces tangibles (bouclier, glaive en bois) des dispositifs vibrants nous permettant de restituer les chocs à l’utilisateur. A l’issue de ces développements, nous voulons évaluer l’environnement en termes de présence, de fidélité et d’apprentissage afin de quantifier l’impact des différents éléments ajoutés à la scène sur l’expérience de l’utilisateur [5]. Enfin, on cherchera à ajouter de nouvelles armaturae par le biais de nouvelles captures et de nouvelles animations, en prenant soin également de valider les développements auprès d’historiens spécialistes. Mission confiée Coupler biomécanique, réalité mixte et archéologie expérimentale permet de tester des hypothèses sur les techniques de combat par la mise en place de conditions contrôlées et ainsi proposer un éclairage différent des textes antiques et du corpus iconographique auxquels ont accès les chercheurs en histoire ancienne et les archéologues de la période antique, pour étudier la pratique de la gladiature dans le cadre socio-culturel du monde romain. L’environnement permet aussi d’exécuter les gestes du gladiateur dans un cadre sécurisé, contrôlé et favorable à l’apprentissage de compétences. Faciliter la pratique de la gladiature est un moyen prometteur de démocratiser le développement des troupes “sport-spectacle” proposant des spectacles de gladiature dans des conditions réalistes [6]. Enfin, le développement d’un environnement virtuel interactif, immersif, et fidèle favorise la diffusion du patrimoine culturel et la muséologie interactive. L’intérêt dans ce cas est de proposer des contextes d’interprétation multiples [7] qui mettent le visiteur en situation de découverte, d’expérimentation, et de réflexion dans un cadre ludique et engageant [8]. La présente proposition de stage vise à développer la scénarisation de la scène, et en évaluer le réalisme historique. On utilisera des outils de scénarisation permettant à l’utilisateur de suivre une expérience personnalisée (choix des techniques à réaliser, répétitions). On visera également à respecter les cérémonies protocolaires visant à renforcer l’immersion dans la scène et consolider le réalisme historique de l’ensemble. Principales activités Le travail scientifique demandé se découpe en 3 phases distinctes : • Développement d’un cahier des charges historiques : en concertation avec Stéphane Salvan, historien spécialiste de la gla
Source : Inria · Récupérée le 30 septembre 2026