
Post-docInformatiqueInria
Inria – SIRA (Rennes)
France
jeudi 31 décembre 2026
2788€ brut/mois
Type de contrat : CDD Contexte et atouts du poste Le post-doctorat s’inscrit dans le cadre du projet ANR SHARD, qui porte sur la réception de la désinformation au sein de collectifs hybrides mêlant humains et grands modèles de langage (LLM). Le postulat du projet est celui de l'émergence des « sociétés hybrides », où humains et agents IA cohabitent et interagissent en continu, transformant la production de l'information et la formation des opinions. Le projet vise ainsi à comprendre comment les fausses informations circulent et sont interprétées dans trois types de configurations : des réseaux d'humains, des interactions humains-LLM, et des réseaux de LLM interagissant entre eux. Porté par un consortium réunissant l'équipe MARIANNE (Centre Inria de l’Université Côte d'Azur, coordinatrice), l'équipe SIRA (Centre Inria de l’Université de Rennes) et l’entreprise Arlequin AI, le projet s'appuie sur la plateforme expérimentale PsyNet pour concevoir des protocoles permettant de mesurer la propagation et la réception de contenus de désinformation. Le ou la post-doctorant.e sera accueilli.e au sein de l’équipe SIRA (Social Sciences Investigations on Responsible AI), une équipe de recherche en sciences sociales du centre Inria de l'Université de Rennes, qui étudie les mécanismes de construction de la confiance dans l’IA auprès d’individus, d’organisations et d’institutions. Mission confiée La personne recrutée contribuera activement à la conception des expérimentations sur la réception de fausses informations menées sur la plateforme PsyNet, en lien étroit avec les partenaires MARIANNE et Arlequin AI. Elle participera notamment à l'élaboration des scénarios et corpus de contenus (informations vérifiées, fausses informations, narratifs ambigus mêlant vrai et faux) et à la définition des variables démographiques et contextuelles pertinentes pour l'étude de leur réception. Principales activités La personne recrutée étudiera les interactions entre usagers humains et LLM au sein de collectifs hybrides, et analysera la réception des fausses informations par les usagers, à travers des méthodes qualitatives (entretiens, analyse de contenus) et en dialogue avec les analyses quantitatives conduites par les autres partenaires. Elle contribuera enfin à la valorisation scientifique des résultats du projet (publications, rapports, communications lors de séminaires et conférences nationales et internationales) et travaillera en étroite coordination avec les chercheurs et ingénieurs des partenaires. Compétences La personne recrutée devra être titulaire d'un doctorat en sciences sociales (notamment sociologie, sciences de l'information et de la communication, science politique). Une expérience de recherche antérieure sur la désinformation est requise, ainsi qu'une bonne connaissance du champ de la réception des contenus médiatiques (sociologie de la réception, réception des fausses informations, effets des médias). Un intérêt marqué pour les enjeux liés à l'intelligence artificielle (usages, régulation, interactions humains-IA) est également attendu, de même qu'un bon niveau d'anglais, à l'oral comme à l'écrit, indispensable pour la collaboration avec les partenaires du projet et la valorisation scientifique internationale. Une expérience de travail en collaboration avec des ingénieurs et des informaticiens, notamment dans des contextes de recherche interdisciplinaire ou de développement d'outils numériques d'enquête, constituera un atout significatif. Inria, l'institut national de recherche dans les sciences et technologies du numérique, est en appui de l’État pour les stratégies nationales de recherche et d’innovation du numérique en tant qu'Agence de programmes. Inria mène plus de 300 projets de recherche et d’innovation avec ses 3500 scientifiques, ingénieurs et personnels d’appui, en partenariat avec les universités et l’écosystème numérique (entreprises, entrepreneurs, acteurs publics). Ensemble, nous explorons des domaines clés comme l'intelligence artificielle, la cybersécurité, l’informatique quantique, le Cloud, la transformation numérique de la santé, les jumeaux numériques ou encore les technologies numériques pour la défense. Nous construisons des solutions concrètes telles que des logiciels, des startups technologiques, des partenariats avec les entreprises du tissu national et des formations de pointe. Notre objectif : l’impact scientifique, technologique et industriel au service de la souveraineté numérique de la France.
Source : Inria · Récupérée le 30 septembre 2026