
ThèseBiologieDoctorat.gouv.fr
GET - Geosciences Environnement Toulouse
TOULOUSE
lundi 23 novembre 2026
MSCA COFUND BEST
Les maladies hydriques comme les diarrhées restent une préoccupation majeure dans les régions tropicales et sont le plus souvent causées par l'ingestion d'un agent infectieux, par exemple une bactérie pathogène fécale. Etant donné que l'occurrence des bactéries fécales et leur devenir dans l'environnement dépendent de facteurs biotiques et abiotiques tels que les usages des terres, le type de sol, le climat, et l'hydrologie, les changements globaux, c'est-à-dire le changement climatique et les changements d'usages des terres, modifient les processus contrôlant le devenir des bactéries dans l'environnement. Dans l'ensemble, peu d'études ont été conduites à ce jour pour évaluer le devenir et le transport des bactéries fécales en milieu tropical. Au Laos, peu d'études ont été menées sur les grandes rivières et la spatialisation à l'échelle du grand bassin versant reste nécessaire pour la généralisation des processus et la prévision du risque sanitaire, par exemple à l'échelle du pays. En Afrique de l'Ouest, les sources de pollution ponctuelles, qui ne coïncident pas toujours avec les apports en matières en suspension, se sont révélées avoir un impact important, par exemple en milieu urbain. De plus, l'extrapolation des résultats au-delà des sites étudiés reste un défi, en raison de la grande variabilité des caractéristiques des eaux de surface et de leur environnement. Cette proposition de thèse vise donc à mieux comprendre le transport et le devenir des bactéries fécales en milieu tropical et pour de grandes échelles spatiales. La méthodologie suggérée pour la mise en œuvre de cette thèse s'appuiera, d'une part, sur l'analyse statistique des relations entre données de suivi à long terme in situ des SNO M-TROPICS et AMMA-CATCH, et données de télédétection (Sentinel-2 et 3, Landsat-8 et 9), et d'autre part sur la modélisation numérique, par exemple SWAT+, pour décrire le devenir des bactéries fécales à l'échelle des grand bassins versants (Mékong, Niger ou Sénégal). Le modèle permettra de tester des scénarios et d'évaluer le risque sanitaire. La thèse sera co-encadrée par Laurie Boithias (GET, Université de Toulouse) et par Kyunghwa Cho (E2AI, Korea University) et réalisée au laboratoire GET (https://www.get.omp.eu/), en incluant une mobilité obligatoire d'une durée jusqu'à 12 mois dans le laboratoire E2AI (https://weilunist.creatorlink.net/), avec des missions possibles au Laos et en Afrique de l'Ouest. Nous recherchons une candidate ou un candidat motivé.e par la Recherche en Sciences de la Terre. Elle/Il doit détenir un diplôme de Master ou Ingénieur dans l'une des disciplines suivantes : sciences de l'environnement, hydrologie, et/ou hydrogéologie, et justifier d'une expérience avérée en programmation : traitement de données, télédétection, modèles hydrologiques. Il/Elle doit maîtriser l'Anglais, aussi bien à l'écrit qu'à l'oral. École doctorale : SDU2E - Sciences de l'Univers, de l'Environnement et de l'Espace Direction : Laurie BOITHIAS Financement : MSCA COFUND BEST
Source : Doctorat.gouv.fr · Récupérée le 23 septembre 2026